Santé

Sécurité et vie nocturne en Algérie

Un nouvel anti-inflammatoire utile après une angioplastie

Le ministre de l’Intérieur tient à rassurer que la sécurité sera assurée pendant les soirées «ramadhanesques» des familles. Le ministère de la Culture et les organismes culturels ont été instruits, selon lui, pour assurer leur animation durant tout le mois de Ramadhan. «Il n’y a pas de situation sécuritaire exceptionnelle, durant ce mois», fait, cependant, remarquer Ould Kablia. «Ce qui change, c’est qu’il y a une vie nocturne où la surveillance sera assurée par l’augmentation du personnel de sécurité,» affirme-t-il. Il note que «le risque zéro n’existe, certes pas, mais le travail, en amont, de la surveillance se fait avec des moyens techniques modernes et efficaces.» Il rappelle, à cet effet, que «les nombreuses caméras placées, un peu partout, n’ont rien à voir avec la sécurité.» Il reconnaît qu’il y a de la délinquance, des vols à la tire mais ne sont pas en augmentation. Il explique que «les actes de violence inhabituels que nous enregistrons sont dus à la consommation de drogue et de psychotropes.

Interrogé sur l’agressivité des services de sécurité à l’encontre de grévistes, le ministre de l’Intérieur explique que «les policiers sont là pour prévenir et pour contenir et pourquoi pas pour réprimer, dans les limites de la loi si, les circonstances l’exigent.» A propos de la grève des corps médicaux, Ould Kablia affirme qu’ «en premier, il n’y a pas eu de demande de grève, mais ce n’est pas la police qui a changé, ce sont les citoyens, d’ailleurs, quand ils ont organisé leur sit-in et leur marche à l’intérieur de l’hôpital, aucun policier ne les a empêchés quoiqu’ils n’ont pas le droit de perturber le travail dans un établissement public de santé et empêcher les malades de se soigner.» Pour lui «la police se comporte convenablement, à son corps défendant, il aurait été souhaitable que les citoyens en fassent de même, les policiers l’auraient été doublement.» Il note, par ailleurs, qu’en «général, la plupart des blessés sont des agents des services de sécurité ou de la gendarmerie nationale et les personnes interpellées sont, la plupart du temps, relâchées après 24h.»

A une question sur la contrebande aux frontières notamment celle ouest, le ministre de l’Intérieur explique que ce ne sont pas les produits alimentaires qui sont le plus concernés mais les carburants et les drogues. «Nous avons plus de 700 km de frontières avec le Maroc, nous avons placés 24 nouveaux points de douanes, ça fonctionne mais ça ne dépend pas d’un Etat,» affirme-t-il. Il fait état d’envois de rapports, de nouveaux textes et règlements pour prendre en main la situation. «On importe le mazout d’ici à la construction de 4 nouvelles raffineries, la contrebande des carburants est importante à nos frontières.» Il estime que «nos deux pays sont pénalisés par la contrebande des carburants et des drogues.» Il reconnaît alors qu’il y a un problème de coordination. «Le problème de la protection des frontières fait partie des mesures d’apaisement et de compréhension entre les deux pays, j’ai dit aux responsables marocains, quand je me suis rendu à Rabat que si vous ne faites rien dans ce sens, les relations n’avanceront pas, entre nos deux pays.»

Le ministre indique que «beaucoup de personnes sont arrêtées pour cause de contrebande mais les sanctions ne suivent pas, il faut peut-être amender notre code pénal pour décourager les trafiquants.» Il avoue que «nous avons essayé tous les moyens pour y faire face mais les jeunes continuent parce qu’ils gagnent beaucoup d’argent.» Il estime qu’ «il ne reste que la répression.» Interrogé sur l’insécurité qui règne aux frontières-est, Ould Kablia a déclaré «nous surveillons nos frontières de l’intérieur de notre pays, il n’y a aucun terroriste qui est rentré de l’extérieur, on nous a eu dans l’affaire de Tiguentourine, mais je ne pense pas que ça se reproduira.»

Il dira, à propos des gardes communaux, qu’ils étaient 90.000 dont 15.000 ont été intégrés dans l’armée, 35.000 ont bénéficié de leur retraite, et 4 ou 5.000 éléments ont été engagés dans les services forestiers ou les sociétés de gardiennage. «Ne reste que 4 ou 5 éléments qui politisent le problème parce que manipulés par certains partis politiques ou syndicats,» dit-il. Il rejette toute idée d’une retraite après 15 ans de travail tel que revendiquée par les gardes communaux ainsi que la prise en compte de 16 h d’heures supplémentaires par jour. «Ça ne s’est jamais vu, dans aucun pays, ils ont accepté la prime d’astreinte mais ils veulent toujours plus !» s’exclame-t-il. Il refuse que «ces éléments intègrent la police communale comme ils l’ont demandé, on ne prend pas des éternels revendicateurs et des perturbateurs du travail, il y a des diplômés qui veulent le faire, ils ont la priorité.»

Le problème des parkings anarchiques doit, selon lui, cesser «mais ça se règle progressivement, on doit examiner ce problème avec la gendarmerie nationale pour que ça soit encadré et pris en charge.»

Ghania Oukazi

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