Santé

IRM EN FRANCE : Après 10 ans d’alertes, quelles perspectives ?

Un nouvel anti-inflammatoire utile après une angioplastie

Aujourd’hui, avec 646 appareils installés en France métropolitaine (hors équipements de recherche, militaires, vétérinaires…), le délai d’attente moyen en cancérologie, pour une suspicion d’extension de la maladie, s’est stabilisé à plus de 30 jours.

Non seulement les objectifs du dernier Plan Cancer ne sont pas atteints, mais que dire des autres besoins souvent exprimés eux aussi dans les plans de santé publique (AVC, Alzheimer…). Cette étude annuelle ne porte que sur l’oncologie mais d’autres spécialités souffrent cruellement de ce manque et de ces inégalités d’accès à l’innovation diagnostique et thérapeutique.

Les Projets Régionaux de Santé (2013-2018) prévoient une augmentation d’environ 250 IRM sur 5 ans, soit un rythme d’augmentation de moins de 10 % par an qui nous : maintiendra en dessous du rythme de croissance de la dernière décennie ; ne permettra pas d’atteindre les 15 équipements / million d’habitants (moyenne européenne datant de 4 ans) ; ni les délais d’attente souhaités dans le dernier Plan Cancer de 15 jours au plan national et 10 jours pour les régions à forte mortalité par cancer ; ne permettra pas de rattraper la densité européenne moyenne ; et aggravera les inégalités territoriales car les régions dites dynamiques creuseront encore l’écart avec les régions « attentistes ».

Un plan massif de rattrapage est demandé depuis plusieurs années : environ 1260 IRM, contre 646 aujourd’hui, pour rejoindre la moyenne européenne, se rapprocher du respect des bonnes pratiques et d’exigences éthiques évidentes. Seule une vraie politique de rupture permettrait de répondre aux besoins.

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