
Roselyne Bachelot, ministre de la Santé
La loi Bachelot voté au Sénat cette semaine définit les conditions de formation théorique et pratique en psychopathologie clinique que doivent désormais remplir les professionnels souhaitant s’inscrire au registre national des psychothérapeutes. Le texte définit les conditions dans lesquelles les ministres chargés de la santé et de l’enseignement supérieur pourraient agréer les établissements autorisés à délivrer cette formation.
Selon la loi de réforme de l’hôpital, l’accès à la formation de psychothérapeutes est réservé aux titulaires d’un diplôme de niveau doctorat donnant le droit d’exercer la médecine en France ou d’un diplôme de niveau master dont la spécialité ou la mention est la psychologie ou la psychanalyse. Le diplôme de niveau master peut être délivré par un établissement d’enseignement supérieur dans le cadre de la validation des acquis de l’expérience.
Le décret en Conseil d’État définit les conditions dans lesquelles les titulaires d’un diplôme de docteur en médecine, les personnes autorisées à faire usage du titre de psychologue dans les conditions définies par l’article 44 de la loi n° 85?772 du 25 juillet 1985 portant diverses dispositions d’ordre social et les psychanalystes régulièrement enregistrés dans les annuaires de leurs associations peuvent bénéficier d’une dispense totale ou partielle pour la formation en psychopathologie clinique.
Le décret en Conseil d’État précise également les dispositions transitoires dont peuvent bénéficier les professionnels justifiant d’au moins cinq ans de pratique de la psychothérapie à la date de publication du décret.
Les députés ont adopté, à la demande du gouvernement, un nouvel encadrement de l’usage du titre de psychothérapeute dans le projet de loi Bachelot portant réforme de l’hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires (HPST). Un nouvel article au projet de loi a été adopté pour rectifier la rédaction de l’article 52 de la loi du 9 août 2004.
L’article adopté permettra de « réserver l’accès à la formation de psychopathologie clinique aux titulaires d’un diplôme de niveau mastère de spécialité en psychologie ou en psychanalyse ou d’un doctorat en médecine », avait indiqué Roselyne Bachelot avant le passage du texte au Sénat.
Ce texte prévoit des dispositions pour les professionnels pratiquant la psychothérapie avant la parution de la loi, pour tenir compte des professionnels installés, ce qui n’était pas le cas dans l’article 52.Ce texte permet aussi de « mettre en place des dispenses partielles ou totales et de garantir les qualités des formations au travers de leur agrément ».
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot dit que cette modification était très attendue par la profession.
Les socialistes ont approuvé ces modifications, Jean-Marie Le Guen (Paris) faisant tout de même remarquer qu’il avait fallu cinq ans pour « aboutir à un dispositif structuré » alors que le gouvernement avait procédé par des « passages en force » sur les votes des dispositions précédentes.
Le nouvel article adopté indique ainsi qu’un décret en Conseil d’Etat précisera « les modalités d’application du présent article et les conditions de formation théorique et pratique en psychopathologie clinique que doivent remplir l’ensemble des professionnels souhaitant s’inscrire au registre national des psychothérapeutes » et définira « les conditions dans lesquelles les ministères chargés de la santé et de l’enseignement supérieur agréent les établissements autorisés à délivrer cette formation ».
Il est indiqué que l’accès à cette formation est « réservé aux titulaires d’un diplôme de niveau doctorat donnant le droit d’exercer la médecine en France ou d’un diplôme de niveau master dont la spécialité ou la mention est la psychologie ou la psychanalyse ».
Ce décret définira aussi « les conditions dans lesquelles les titulaires d’un diplôme de docteur en médecine, les personnes autorisées à faire usage du titre de psychologue dans les conditions définies par l’article 44 de la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 portant diverses dispositions d’ordre social et les psychanalystes régulièrement enregistrés dans les annuaires de leurs associations peuvent bénéficier d’une dispense totale ou partielle pour la formation en psychopathologie clinique ». Le décret prévoit aussi des « dispositions transitoires dont pourront bénéficier les professionnels justifiant d’au moins cinq ans de pratique de la psychothérapie à la date de publication du décret ».
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Donc maintenant les « doctorants » ne seront plus des psychothérapeutes auto-proclamés, mais des psychothérapeutes d’office ? Je ne vois pas la différence. Et si 80% des problèmes psys de la clientèle des ex-psychothérapeutes n’étaient pas d’ordre psychiatrique… que va-t-il se passer maintenant ? Où vont-il aller ? Qui vont-ils chercher pour un accompagnement le temps de leurs difficultés ? M. Le Docteur « 10mn-de-consultation », M. le docteur « reprenez-donc-un-peu-de-Benzodiazépine » ? ; M. le docteur « mais,-prenez-sur-vous,-35%-de-la-population-est-déprimée-sans-le-savoir » ;M le docteur « Après-7-ans-d’analyse,-si-tout-va-bien,-ça-ira-mieux « ?
La clientèle des psychothérapeutes « autoproclamés » n’ayant pas d’autres statuts, était les déçus de la psychiatrie, de la psychologie et de la psychanalyse. Madame Bachelo, Monsieur Accoyer, Messieurs les doctorants vous n’avez pas récupéré une clientèle, vous n’avez pas éliminé les moutons noirs qui sont déjà dans vos rangs, vous venez tout simplement de livrer cette clientèle à l’égarement. Fermez bien les yeux, bouchez-vous bien les oreilles et vous n’aurez rien à vous reprocher. Je vous conseil quand même de surveiller les taux de suicides et la consommation d’anxiolytiques dans les mois qui viennent … ça sera un excellent test pour vérifier le bien fondé de vos inventions.
une mise au point et aux normes bienvenue, le danger et l’inéfficacité enfin ciblés merci pour tout les ignorants qui tirent les sonnettes aveuglément,en toute confiance !
Continuer de mettre sur un pied d’égalité la psychologie avec des pseudo-sciences telles que la psychanalyse est la preuve que le système français est corrompu et verrouillé
Tant qu’on aura pas débarrassé la psychothérapie de son cancer (la psychanalyse), les illusionnistes de cette chapelle voudront de se faire passer pour de hommes de science…
Personne ne peut nier la nécessite d’une formation mais plusieurs questions restent; d’abord celle de savoir ce que cela signifie « être formé », puis sur le plan politique européen, quelle est la position de Bruxelles, car il ne faut pas oublier les équivalences de qualification ? Erasmus en est le symbole.
Sur le plan scientifique, les théories de la psychologie, ne sont que des concepts, avec un langage spécifique pour communiquer , et bien entendu « non-démontrables »; la psychanalyse en est un exemple flagrant. On peut donc s’interroger sur les limites de la formation, sur la sécurité « scientifique » et jusqu’où on peut parler de « vérité dans la formation » . A titre personnel, la sémiologie me semble être la limite du scientifique dans ce secteur..Et les neurosciences n’en sont qu’au début..
Mais derrière la volonté de légiférer, se cache le souci d’éviter des manipulations de patients comme cela se voit dans d’autres versants de l’activité humaine; je pense aux religions, toutes les religions….y compris officielles.
Le vote du Sénat vient d’intervenir, vendredi 5 juin après-midi. Il sera éventuellement suivi d’un arbitrage de la Commission Mixte paritaire (CMP), comprenant 7 députés (dont M. Bernard Accoyer) et 7 sénateurs. La loi pourrait être promulguée cet été.…
Après quoi, on attendra à nouveau un décret d’application… après le refus par le Conseil d’État des 8 projets précédents !
Les sénateurs Jean-Pierre Sueur (PS), Alain Vasselle (UMP) et Marie-Christine Blandin (PS) ont défendu notre cause avec une argumentation claire et précise et avec beaucoup de courage et de persévérance. Nous les en remercions vivement (voir sur notre site le texte intégral du long débat, très éclairant).
Comme nous le pressentions, ce débat a été marqué par un parti-pris caricatural de Mme Roselyne Bachelot, ministre de la santé, qui a repris diverses affirmations de M. Accoyer, sans crainte de contradictions internes :
« La profession de psychothérapeute n’existe pas ! » (sic !)
« Il n’existe pas de normes européennes dans ce domaine »
« Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude ! Je veux y mettre un terme ! »
« Ce projet de loi suscite un accord majoritaire au sein de cette profession (sic), dont l’un des charmes tient à l’impossibilité d’obtenir un consensus. »
« L’agrément seul des établissements de formation ne permettrait pas de valider le cursus de niveau master. »
« Une formation en psychothérapie, ça n’existe pas ! »
« Quinze mille psychothérapeutes dans notre pays ! Beaucoup plus que de psychiatres, dont nous avons pourtant le plus fort taux en Europe. C’est la preuve par l’absurde des conséquences du vide institutionnel dont profitent des établissements qui ne sont pas gratuits, loin de là… »
En l’état, ce projet de loi est dangereux pour les usagers et inacceptable par l’ensemble des professionnels certifiés, dûment et longuement formés, et par leurs organisations représentatives. Ils s’apprêtent à faire tous les recours possibles, et sauront prendre, si nécessaire, les décisions sensées et conformes à l’éthique démocratique, pour éviter ce jeu de massacre professionnel et social que constitue l’esprit et la lettre de cette loi.
Le combat n’est pas terminé : le texte doit être soumis à la Commission Mixte Paritaire (CMP), puis assorti d’un décret d’application au Conseil d’État. Enfin, une action pourra être entreprise au niveau européen.
« Les faits sont têtus » ; la vérité et le bon sens finissent toujours par triompher du parti-pris et de l’obscurantisme…
s’agit-il d’une nouvelle chasse aux sorcières et sorciers ?
Mais cette fois qui souhaite-t-on protéger ?
La France toujours victime de l’hégémonie du courant psychanalytique … vive la séparation de l’église et de l’état !
Quelle place pour les autres approches ? pourquoi mettre l’approche psychanalytique (d’ailleurs quel courant ???) à une place privilégiée ? se justifie telle plus scientifiquement , non , alors pourquoi ? la France restera t’ elle encore longtemps une pays des petits commerces et des arrangements ?
Qui souhaite-t-on protéger ? Une partie de la réponse est économique. Deux anecdotes :
- entendu dans les coulisses des cabinets ministériels. » Ils nous emmerdent, ça rapporte rien … » en parlant des clients qui étaient soignés sans prescriptions médicamenteuses. Derrière, il y a donc les labos.
- » On aura votre peau » Le mot » votre » s’adressait à la profession des psychothérapeuts. Paroles prononcées par un inspecteur du fisc à l’encontre d’un psy connu. Cet inspecteur a été particulièrement menaçant, désagréable et s’est acharné pour finalement ne rien trouvé.
Je ne suis pas du tout parano, mais on peut imaginer que ces deux anecdotes peuvent se rapprocher du discours si simpliste – inefficace – bloqué – qu’elle résume dans ces deux phrases : » La profession et les formations de psychothérapeute n’existe pas. » » D’abord la santé des plus fragiles « . Si c’est elle qui fait les stats, j’espère qu’elle nous tiendra au courant …